Courte histoire du cidre

Depuis la plus haute antiquité les hommes produisent une boisson de pomme à usage domestique.

Un peu avant J.C. Strabon écrit que le Vin de pomme est la boisson populaire du nord-ouest de l’Espagne où les habitants l’appellent Sizra (qui deviendra sidra à partir le XVe siècle).

Au XIIe siècle, les marins Bretons vont y chercher des greffons de pommes amères pour les moines de Landevennec qui sélectionnent des meilleures variétés pendant que les Normands améliorent la technique d’élaboration.
Avec l’amélioration des cultures et des technique, le “citre” se répand, en Breton il se dit Sistr dès le XVe siècle.

À la fin du XIXe siècle, grâce aux malheurs du vin (oïdium, mildiou et phylloxera), il devient une boisson bourgeoise et un objet de spéculation, d’études et de recherches. J.F. Crochetelle fait paraître en 1905 une Pomologie du Finistère qui consacre l’excellence des pommes à cidre de Cornouaille.

Dès le début du XXe siècle le vin reprend sa place.
Le cidre, transformé en alcool va alors à l’industrie de la poudre à canon. Après 1945 la fabrication de la poudre change et l’état organise l’arrachage des vergers.
Il ne reste que quelques vergers pour perpétuer la tradition et une industrie cidricole qui dès 1987 peut utiliser jusqu’à 50% de concentrés de jus de pomme.
En réaction les producteurs traditionnels du Pays d’Auge et de Cornouaille obtiennent en 1996 une Appellation Origine Protégée pour leur Cidres. Ces deux appellations marquent le signal du renouveau des cidres de haute tradition en France.
Ailleurs dans le monde le cidre connait une période faste, poussée par des multinationales, avec à sa marge une petite filière de l’excellence où le l’AOP Cornouaille est une référence.

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